Les liaisons dangereuses de Julien, Laurent, et Olivier

Nous sommes le 11 septembre 2014. Cette date, qui était jusque là marquée par le coup d’état au Chili et la chute des Twin Towers, a pris pour les Français un sens plus intime et douloureux. Laurent Romejko, Olivier Minne, et leur metteur en scène, parolier, compositeur et surtout acteur principal, Julien Lepers, ont été frappés en pleine gloire, alors qu’ils étaient les vedettes du succès surprise de la comédie musicale française : «le secrétaire de minuit », relecture osée et en-chantée du manga  « Midnight secretary ».



Que s’est-il passé ? En lisant les mails des personnages de cette tragédie, on comprend que la catastrophe aurait pû être évitée, si nous avions su. Mais quand le désir rencontre la passion, tel la cascade s’enfonçant dans la rivière assoupie, l’issue fatale est inéluctable.



Retour en janvier, le 24, plus précisément.



1er mail, à 13h.

De : Turnale-Romejko@france3.fr

A : unindicechezvous@france3.fr



Mon cher Julien, nos chemins se croisent souvent dans les studios froids de France 3.

Derrière mon sourire toujours abordé en façade, j’ai parfois l’impression de passer à côté de ma vie.

Enfin bref, je ne vais pas tout te dire, mais j’ai du chagrin, et j’ai besoin d’en parler : seras-tu l’homme capable de remettre en ordre les lettres de mon cœur ?

Je sais qu’il y a cette passion en toi, Julien, et j’espère que tu seras bienveillant envers moi, et que tu ne feras pas suivre ce message à Bertrand Renard : sa barbe et moustache blanches m’ont lassé sans que je sache comment lui signifier que l’addition est payée depuis longtemps et qu’il ne nous reste plus qu’à partir, chacun de notre côté. Je ne sais plus quoi lui dire : ces derniers temps, il parle en mathématiques, il bourdonne comme un frigo, il est comme une radio déréglée.

Bref, réponds-moi vite Julien.



Deuxième mail : 14h :

Julien, je t’imagine en train d’enregistrer ton émission, et tu ne me réponds pas. Quant-à-moi, j’attends. Je devrais être en train de faire la sieste, entre ma météo du matin, et les chiffres et des lettres de l’après-midi, mais je ne trouve pas le sommeil.

Je suis en colère.

Ce qui l’a déclenchée ? Un banal tweet de Philippe Risoli, en date du 31 décembre :

« @olivierminne ça me ferait plaisir de jouer un peu avec toi, j’écris en ce moment un opera rock. On en parle chez Bernard bientôt ? » Depuis, une lente colère bout petit à petit en moi, et je n’en peux plus.

Pourquoi lui ? Pourquoi toujours Olivier Minne ? D’accord, il a des muscles, d’accord il anime Fort Boyard, d’accord il a une société de production de pièces de théâtres ? Mais encore ? Est-ce la connexion des animateurs de Gulli, se font-ils des guilis guilis ? Je ne sais pas.

Mais ce que je vois, c’est que personne ne pense à moi. Pourtant, je suis le hard-working man du PAF : je fais la météo dans télé-matin, pour les honnêtes travailleurs, parfois le midi, quand il le faut, je présente des chiffres et des lettres : tous les jours il faut trouver des petites blagues pour faire rigoler les personnes âgées.

Julien, je ne suis plus si jeune. J’ai besoin de penser à moi maintenant. Aide-moi.



Ton Laurent.



Troisième mail, il est 23h



Julien, tu ne me réponds toujours pas.

Julien Lepers.

Julien, tu me perces.

Julien, tu me perds.

Mais je suis parti, maintenant, alors je te dis le fond de ma pensée. Avant d’être l’homme aux fiches, l’homme qui sait tout, l’homme aux encyclopédies, tu étais l’homme chanson. Les paroles de « de retour de vacances » résonnent en moi, elles sont comme le résumé de ma vie :

« On a tous au cœur des souvenirs
qu’on ne veut pas voir partir,
des images qui rôdent en nous
et qui jouent .
Je voudrais seulement
pouvoir retenir le temps
et dire tout bas :
"Aime-moi !" »

J’ai besoin d’amour Julien, j’ai besoin de ta musique et de tes paroles. Faisons, nous aussi, notre opéra rock. Prenons notre revanche sur la vie !

Avec toi ?



Quatrième mail, 3 h du matin



Mais enfin, vas-tu répondre ? Te suis-je si indifférent ?

Tu chantais : « Pleure sous la pluie
Personne ne voit ton chagrin
Pleure sous la pluie
La mélancolie te va bien »

C’est ce que je fais en ce moment même.

C’est mon dernier message. Je vais te dire le fond de ma pensée : je lis en ce moment un manga nommé Midnight Secretary. Une histoire de secrétaire, qui tombe amoureuse de son chef vampire. Une histoire de chiffres, de lettres, et de passion. Tu pourrais être le beau manager ténébreux. Je pourrais être ta secrétaire craintive.

Penses-y ! Dis-moi que le compte est bon !



Réponse de Julien Lepers, 10 minutes plus tard :



Quatre mails à la suite, bravo Laurent, c’est fantastique, ohlalalala, quelle performance.

Pour ce qui est de ta proposition, c’est OUI !  Et je le ferai pour le plaisir, s’offrir ce qui n’a pas de prix, un peu de rêve à notre vie, et faire plaisir, pour le plaisir !



Trois mois plus tard, une fois le texte écrit, Julien Lepers contacte Olivier Minne pour l’inviter à les rejoindre dans sa production théâtrale.


De : unindicechezvous@france3.fr

A : Ca_me_minne@france2.fr



« Olivier, tu viens de Belgique, tu as tenté d’intégrer le conservatoire de Paris, en vain. Repéré par Jacqueline Joubert, tu deviens speaker pour antenne 2 puis animateur. Tu aimes travailler ton corps que tu exhibes fièrement devant la caméra. Tu passes toutes tes vacances dans un fort au large de la Charente - Maritime. On en profite pour saluer nos téléspectateurs de cette région, qui nous regardent nombreux, nous y passerons en sélection le 30.

Olivier, je te propose une question culture.

Top.

J’écris actuellement un spectacle pour la star des Chiffres et des lettres, dans lequel je compte aussi jouer un rôle d’importance. Je chante et je compose, mes fans disent que j’ai une très belle voix. Je cherche un beau jeune homme pour jouer le rôle du directeur de la filiale qui veut me voler mon beau secrétaire, et ce beau jeune homme ça pourrait être toi. Grâce à mes fiches, je suis capable de tout faire, de tout comprendre, et de me faire passer pour n’importe qui. J’ai pris la place de Philippe Risoli qui de toute façon ne comprenait rien à Twitter pour créer la jalousie de Laurent Romejko et le faire tomber dans mes filets. Je suis machiavélique, et je veux tous les hommes du service public, sauf Thierry Beccaro qui m’a déçu, en tirant trop de boules noires (même si je ne suis pas raciste, et on salue nos amis des Dom Tom qui nous regardent sur France ô ). Je suis, je suis… 

P.S. : tu trouveras le texte et la partition de ma comédie musicale dans cette archive qui contient un millier de fiches jaunes au format pdf à imprimer. Tu verras, c’est volumineux mais très pratique ».



Réponse d’Olivier Minne



« Julien, je ne suis pas sûr d’avoir compris ton message, qui me semble aussi énigmatique que les propos du père Fourras. Mais si tu veux faire une comédie musicale avec moi, je dis pourquoi pas.

Du moment que je peux placer un solo de guitare avec un bandana sur le front, je suis partant. »



Derrière son écran, on imagine Julien Lepers éructant tel un zébulon. Son question pour un champion spécial célébrité se met en place petit à petit.



Les répétitions se passent bien. Au casting déjà cinq étoiles se rajoutent George Beller et Marie-Ange Nardi, dans de petits rôles, pour montrer la cohésion du service public. Gérard Holz, lui, n’a pas réussi à passer les auditions : trop mal rasé pour la cible visée.



Le disque sort et c’est un succès surprise. En abordant une thématique yaoi, il mélange deux tranches de la population radicalement différentes : les vieux qui s’attendent à retrouver leurs héros du quotidien dans un spectacle qu’ils imaginent à l’image des pièces de Feydau montées en fin d’année, et les jeunes adolescentes qui sont partantes dès que c’est yaoi, et puis si en plus il y a des vampires, c’est yaouh la fête du slip. De sorte que le spectacle, d’abord prévu dans une petite salle habituée aux vilaines affiches dessinées, se voit délocalisé dans des endroits de plus en plus grands, jusqu’à ce qu’il faille en arriver au Palais Omnisport de Paris Bercy.



C’est la consécration.



Nous sommes le 9 septembre. La première se déroule à la perfection. Au moment où Julien Lepers, déserre sa cravate, ouvre sa chemise pour se mettre au piano, et entame le tube « est-ce que tu l’as chez toi ? » on compte cinquante défaillances, trois fausses couches, une température à en faire s’évaporer le sang, et une excitation comme on en a plus connu depuis la Beatles Mania.



On n’a pas d’images de l’ambiance folle qui régna dans les coulisses ce soir-là, après un tel triomphe. Mais ce mail de Laurent Romejko envoyé à Arielle Boulin- Prat nous donne un aperçu d’une folie et d’une décadence comme le POPB n’en avait pas vu depuis la grande époque de Guns and roses.



« Ma chère,

quelle folie !

Quelle joie !

En huit lettres, quelle félicité !

Ce soir, je peux te le dire : mon compte est bon. Tout ce qui était en désordre a été remis en harmonie. Addition, soustraction, multiplication, division : mon corps et mon âme ont tout vécu en quelques heures.

D’abord sur scène. Seul, en duo, en trio, l’union de nos voix, la chaleur de nos corps à la lumière des projecteurs, j’ai cru brûler telle une ville de corse sous le soleil de l’été (attention, drapeau orange, ne vous baignez pas en dehors des zones surveillées). Mais le vrai spectacle a eu lieu en dehors des regards, entre moi, Olivier et Julien.

Ah, Julien.

Nous étions tous dans les loges, prêts à nous changer : il y avait moi, Olivier, Marie-Ange et Georges. Seul Julien manquait à l’appel.

Soudain il arriva, armé de ses fameuses fiches jaunes. Où les avait-il caché durant tout se temps ? Je ne sais. Pourtant elles étaient là.

Nous pouvions voir dans ses yeux qu’il était sérieux. Des flammes dansaient au fond de ses orbites. C’était le retour du fin duc blanc, dardant les yeux des amants. Avais-je abusé de la méthode de l’actor’s studio ? Toujours est-il que mon désir initial, né de l’ennui et de la fatigue mentale, avait mué, à force de répétitions, en un amour parfait, et mon désir à ce moment était arrivé à un tel point que je me sentais comme une bouilloire dont le contenu déjà bouillant continuait à chauffer au risque de la faire exploser. Je regardais autour de moi, et je voyais que la fièvre habitait à présent chacun d’entre nous.

Il n’avait qu’un mot à dire pour disposer de nous. Je pris conscience que tout ceci était son but depuis le début. Qu’il avait tel Louis XI l’universelle aragne tout manigancé pour nous amener ici, dans cette situation bien particulière. Peut-être même nous avait-il hypnotisé, conditionné, et ces fiches n’étaient qu’un déclencheur.

Quelle importance !

Mesrine disait que l’important c’était de continuer de danser, mais moi je sais qu’il faut continuer d’aimer.

Les lèvres Persées s’ouvrirent alors, et ce qu’elles dirent, je ne l’oublierais jamais :



« J’ai là  trois types de question. Des questions pour un poing. Des questions pour deux poings. Et enfin, les plus dures, des questions pour trois poing. Qui veut jouer avec moi ? »



Georges fut le premier à réagir. Ses yeux étaient tristes. Les larmes coulaient presque. La voix chargée d’émotion, il expliqua que non, lui et Marie-Ange Nardi étaient trop vieux pour ces jeux sans frontières. Tous deux partirent, nous demandant de faire attention, qu’ils avaient besoin de nous demain. L’atmosphère était soudain devenue grave.

Il n’y avait plus qu’Olivier et moi. Julien se tourna vers l’homme au débardeur, et lui dit : ce soir, tu es la cible. Il enchaînait les questions, et à chaque mauvaise réponse, Julien piochait un peu plus profond en Olivier. On se serait cru dans Minne Craft. De sorte que si au début, il faisait exprès de répondre à côté, croyant être capable de remporter cette épreuve de force, il avait une mine de plus en plus sombre au fur et à mesure. Et ce d’autant plus que Julien avait beau chercher au plus profond de lui, il n’arrivait pas à trouver de clé, et la clepsydre déjà arrivait à sa fin.

Spectacteur, j’éprouvais un mélange étrange de fascination, de dégoût, et d’excitation. Oh, bien sûr, au bout de toutes ces années passées à présenter des chiffres et des lettres, nous avons vécus des choses, toi, moi, et Bernard, de celles que l’on ose pas évoquer en public de peur d’être incompris et rejeté par la société. Mais rien ne pouvait me préparer à ce que je voyais. Bientôt, je n’en pus plus d’être spectateur, au mieux présentateur. Je voulais, à mon tour, vivre la fièvre des projecteurs se posant sur le candidat.

Ma chance vint quand Olivier ne fut plus. Rampant à terre, ne pouvant même plus marcher, il marmonnait des propos incompréhensibles : « aaah ma boule, j’ai l’impression qu’on a fait tourner en moi une tête de tigre … aaah, maintenant, je comprends la symbolique de cette épreuve où le candidat devait mettre des mains dans des jarres remplies d’araignées, pourquoi on faisait ramper des femmes sur d’énormes tuyaux puis combattre dans la boue, pourquoi on enfermait les moins valeureux dans un cachot. Tout menait à celaaaaaaaaaaargh ». Il s’endormit. Sur son visage, le visage doux d’un athlète de haut niveau, qui a tout donné, a battu un record du monde, et qui sait que demain son corps lui fera mal, mais c’est le prix à payer quand on tutoie les étoiles.

Il ne restait donc plus debout que Julien et moi. Malgré tout ce qui s’était passé, il restait égal à lui-même, doux et guilleret. Il me mit à nu, et arracha ses vêtements, de sorte que nous étions révélés l’un à l’autre. Il se mit derrière moi, me serra dans ses bras, avec une force que je n’imaginais pas. Je me disais: est-il content d’être là, ou a-t-il encore des fiches sur lui ? Avant de comprendre quoi que soit, il était en moi. Saisi par l’excitation, il parlait de plus en plus vite : il me dit « Laurent, on va voir si tu tiens pour un quatre à la suite. Le questionnaire est imposé : il s’agit de la Perce »

Le compétiteur en moi ne savait plus s’il devait se concentrer sur la sensation de chaleur qui m’emplissait ou sur les réponses à donner. Le corps contre le cerveau. Le mental, dans le muscle.

 « Top :

Empereur de Perse, je suis dépeint par Frank Miller comme un homme bodybuildé, piercé, et fortement efféminé, quoique tout à fait séduisant par sa puissance…

 - Xerxès »


A la suite de ma bonne réponse, je sentis un coup de rein particulièrement violent, qui me fit pousser un râle de plaisir. Rester concentré. Ne pas encore jouir.

« Héros de jeu vidéo puis de cinéma, je porte des tenues sexy, et je saute partout et sur tout ce qui passe, je grimpe, je grimpe, puis je transperce…

 - Le prince de Perse

 - C’est  ouiiii ! »

Un autre coup de sabre me pénétra de part en part, et pour rien au monde je n’aurais voulu remonter les sables du temps. L’instant était là, l’instant était dur, l’instant était bon.


« En magie, le fait de faire disparaître, puis apparaître, puis disparaître, puis apparaître

- un tour de perse perse ? »


Les questions devenaient de plus en plus bizarre, tandis que le plaisir se faisait de plus en plus pressant. Je chavirais littéralement. Ma conscience n’était plus qu’un maigre filet d’olive coulant le long de mon corps déjà ruisselant de sueur.


« Je suis l’as de trèfle qui pique ton cœur, l’homme qui peut lire tes pensées les plus secrètes sur ses fiches, l’homme aussi agile avec sa langue qu’avec son membre, aussi calé sur les questions d’art que sur les questions de dard, je suis, je suis

- Julien Lepeeeeeeeeeeeeeeeeers ! »

Je jouis.

D’une manière si pure. Si forte. Si claire. Le chat nyan aurait pu voler face à moi,que je n’aurais pas vu plus de couleur. J’éprouvais une sensation d’orgasme synesthésique : il sentait le gros livre neuf et richement illustré en trois volumes. Il résonnait tel un concert de trompettes et de synthétiseur. Sa couleur était essentiellement jaune, mais un jaune qui signifiait le bonheur et la satisfaction.


Je sentais le contact de la main chaude et gluante de Julien contre mon torse, quand il se retira, et, virevoltant comme si rien de cela n’avait affecté sa vigueur me proposa un jeu final : le face à face. J’étais plus jeune que lui, et ne devait lui céder en rien quant à l’ardeur. Mais si je devais relever le défi, ce serait à ma façon. Pas en désordre, mais en alignant correctement les consonnes et les voyelles.


Il me demanda si je voulais prendre sa main. Mais si j’aimais à regarder, j’avais peur de cette pratique depuis que Bernard m’avait fait subir Poing de force, ce film barbare, symbole annonciateur de la percée du tunnel sous la manche, à la force des bras !, où l’on voyait un homme masqué de cuir faire subir les pires outrages à un autre homme. Parfois entre deux enregistrements, ce rusé renard me donnait à croire que c’était lui qui se cachait sous cette cagoule.


Je dis, non, Julien, je prends la main, et plus encore, je te prends toi. Alors nous tournions l’un dans l’autre, moi tantôt dominant, tantôt dominé, jusqu’à ce qu’après nous être joui l’un sur l’autre huit fois de suite, Julien me demanda, arrivé au neuvième : « fantastique Laurent ! Tu as gagné. Que décides-tu ? Vas-tu partir maintenant, ou vas-tu rester ? » Mon souffle était court et saccadé. Je rassemblai mes dernières forces pour dire dans un ultime souffle : « je reste… » Laurent hurlait « tu es sûr de rester Laurent ? Tu joues le jackpot ? » et alors que je relâchai tout ce qu’il me restait de fougue, de frustration d’une vie trop sage, et de satisfaction d’avoir enfin trouvé ma voie, je criais à présent « je reeeeeeeeeeste ! Julien !! Je reeeeeesssssste ! Sens mon gros chèèèèèèèèèèèèque !!!! Jackpoooooooooooooooooot !!!! »

Voilà, tu sais tout, Arielle, ma petite sirène, ma Sylvia plate. Je suis parti, et bien parti. L’on ne me reverra plus. Je pars sans emporter de boite de jeu : avec Julien, c’est la réalité qui s’offre à moi »

La suite, nous la connaissons tous. Arielle Boulin- Prat, membre avec Bertrand Renard d’Operacomedy, ne put accepter le succès foudroyant, tant en musique qu’en sexe de l’homme qu’elle avait initié aux plaisirs de la chair, alors qu’il était à peine un adulte, et pourtant déjà presqu’insolent , de certitudes. Renvoyée à sa solitude, elle commit l’irréparable, un attentat suicide, en plein milieu de la représentation du 11 septembre. Christophe Barbier, écrivit un édito magnifique, rattachant la date de l’événement à la montée de tous les fondamentalismes, parlant d’un ultime jour de colère contre la communauté gay dont Laurent Romejko et Julien Lepers étaient devenus les porte-drapeaux, coupant court à toute discussion possible : comment diaboliser les homosexuels si même les idoles des retraités « en étaient » ?



Bien sûr il y eut des débats, des controverses, aussi bien dans les journaux, que sur facebook ou twitter.
Mais tout cela ne pouvait masquer que nous avions en réalité assisté à une grande histoire d’amour entre Laurent et Julien, la triste histoire de Julien Lepers. Par amour, on peut tout faire, même l’impossible.

La légende qui plane dans la région est que, les nuits particulièrement sombres, certaines personnes verraient un fantôme roder autour du POPB. Une ombre rassurante, protégeant les veuves, les orphelins, et les amoureux, portant un masque noir recouvrant son visage empreint de justice. Parce qu’il n’est pas le héros qui gagne cinq fois de suite, mais il est le héros que nous méritons aujourd’hui.


Seul le vent connaît la réponse.

Réponse à un champion

- Julien, chacune des questions à laquelle j’ai répondu depuis le début de l’émission était une marche à gravir pour m’amener ici et maintenant, à cette question ultime, fatidique: est-ce que je reste? A cet instant précis Julien, notre relation est parfaite, telle que je l’ai toujours rêvée. Je suis, vous l’avez dit tout à l’heure, un “candidat remarquable”. J’ai vu vos regards Julien, pendant le neuf point gagnants. Je vous ai vu soufflé par mon impudence juvénile, mi-amusé mi-agacé chaque fois je vous coupais la parole au bout de trois mots, avec à chaque fois la réponse juste. Je vous ai vu Julien, juste après ce 4 à la suite sur les écrivains russes. J’ai tourné la tête et j’ai VU votre trouble. Ca n’a même pas duré une seconde, vous vous êtes le professionnel des professionnels Julien et vous vous êtes immédiatement repris, même si je n’ai eu le droit qu’à deux “Ah Oui!” au lieu des trois que vous accordez généralement à un sans faute. C’était sensé être de la retenue mais je n’ai vu que l’amour naissant grossièrement camouflé. Vous avez ri à mon anecdote sur mon année passée à Londres. Je l’avais répétée, je l’avoue. J’ai pris la main chaque fois que j’ai pu lors du face à face mais la vérité c’est que c’est à vous que je voulais faire face, Julien, et c’est votre main que je voulais prendre. J’ai gagné et en cet instant, je suis grand, je suis beau, je n’ai plus de pellicules, je n’ai plus de problèmes de déglutition qui n’empêche d’articuler correctement. Je suis digne de vous. Alors est-ce que je reste? Comment le pourrais-je? Vous savez comme moi que le reste du chemin est en descente. Je dois fuir Julien, avant que la magie ne se dissipe. Je ne pourrai survivre à un regard moins aimant que celui que vous me portez maintenant. Il y aura toujours un thème sur lequel je sécherai, une plaisanterie de votre part sur laquelle je n’arriverai pas à rebondir. Votre déception sera mon tombeau, je ne peux m’y résoudre. J’ai battu ma valeureuse adversaire Sylvie de plus de 10 points. Les statuts du club de Joué les Tours sont clairs: elle doit se faire seppuku au milieu de la salle polyvalente Léo Ferré. Je suis heureux de lui offrir une chance de rétablir son honneur sans avoir à en attenter à sa vie. Adieu Julien, je rentre chez moi heureux mais à tout jamais orphelin des questions que l’on ne se sera pas posé. Je pars.

-IL PART! IL PART! SYLVIE C’EST VOUS QUE L’ON RETROUVERA DEMAIN, NE MANQUEZ PAS CA, DEMAIN A 18H15, A DEMAIN BONNE SOIRÉE!

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@smileysouriant

Titi cherche l’amour ♥

Comme tous les jours dans la France éternelle, l’open space des présentateurs était fort tranquille. Nagui avait encore chié dans les pantoufles de Laurent Romejko, et Thierry Beccaro regardait son ancien amant nettoyer tant bien que mal ses charentaises. Son beau torse d’androïde, c’était du passé maintenant. Une larme coula sur la joue de Thierry. Qui est le numéro manquant qui complétera la grille bonus de sa vie ? Piochera-t-il une nouvelle fois la boule noire, au jingle entêtant, qui n’augure pourtant point de Super Partie ?  Qui replantera l’olivier ?


Ses yeux se posèrent tout à coup sur Julien Lepers – ou plutôt Julien Lopasse ainsi qu’aimait à le surnommer Arielle Boulin-Prat en lui tapant dans le dos. Thierry aimait à voir Juju, sans se douter du plaisir qu’il y trouvait ; il était coquet pour les autres, et il ne l’était pas pour lui ; il oubliait à lui plaire, et ne songeait qu’à regarder ses cheveux finement bouclés et son index érotique tendu vers la caméra.


Thierry décida d’aborder son collègue dont les tétons se devinaient déjà sous la chemise Coton Doux :

– Salut, Juju, euh, dis, ça va ??? Tu peux m’épeler “homosexualité” stp je veux savoir comme tu épèles !!!!!

– BIEN SÜR PAS DE PROBLÈMES H.O.M.O.S.E.X.U.A.L.I.T.É. HAHAHA C’EST BIEN L’HOMOSEXUALITÉ HEIN J’ADORE PASCAL SEVRAN, PASCAL SEVRAN, HERVÉ VILARD AUSSI HAHA CAPRI C’EST FINIIIIII ET DIRE QUE C’ÉTAIT LA VILLE DE NOTRE PREMIER AMOUR ♪ ♫♪~~


Thierry bandait fort dans son slip kangourou. Juju épelait sans bégayer, de façon si nette qu’il était difficile de ne pas être surpris de l’entendre quand on ne l’avait jamais entendu. La désinvolture élégante et exaltée de Juju donna si chaud à Thierry que ce dernier s’appuya sur le bureau. Leurs mains se frôlèrent.


– Est-ce que tu serais d’accord pour un petit neuf points gagnants ???

– C’EST OUI EEEEEEXACTEMENT !!!!


Ils s’éclipsèrent tous deux dans la Grande Salle des Fiches Jaunes, où Juju fit une démonstration de jonglage et de diction époustouflante. C‘est quand il hurla “CELUI-LÀ VOUS L’AVEZ THIERRY” que Thierry l’embrassa passionnément. “C’EST MA PREMIÈRE FOIS confia Juju, TOUTOUTE PREMIÈRE FOIS AAAAAH JEANNE MAS !!!” Maintenant nus parmi les fiches, il se livrait à un 4 à la suite comme si demain n’existait pas, et parlait sans discontinuer : “QUATRE CANDIDATS OUI WILLIAM UN PETIT LAROUSSE ÇA FAIT PLAISIR DU JEU DE L’ÉMOTION VOUS HABITEZ VITROLLES ??? AH NON MARIGNANE AH MARIGNANE MARTIGUES MARSEILLE L’ÉTANG DE BERRE !!!” C’est au terme d’un face-à-face particulièrement serré que Juju s’arrêta juste après un “ET C’EST. GAGNÉ. VOILÀ. CADEAUX !!!!” et reprit, d’un ton étrangement calme : “On peut s’arrêter, ou vous restez ?” Thierry était bien heureux de commencer à être connu de Juju par une aventure qui avait quelque chose de galant et d’extraordinaire, et répondit donc tout naturellement : “Je reste !!!!”


Ce fut comme une apparition. Juju irradiait, se transformant peu à peu en être de lumière. C‘est quand mille fiches jaunes, vierges, se collèrent à sa peau moite que Thierry comprit son erreur, les invocations païennes de Juju, l’accord qu’il avait donné bien inconsciemment dans cette formule : “Je reste”. Toutes ses connaissances s’échappaient de lui, pour s’écrire miraculeusement, chacune en caractère d’imprimerie, sur les fiches jaunes absorbantes.


Quand il se réveilla, nu, les fesses poilues en contact avec des centaines de fiches immobiles, Thierry sut que quelque chose s’était éteint dans son regard, que Juju avait aspiré quelque énergie énergie vitale de son corps d’homme mûr cherchant l’amour (était-ce donc là d’où venait sa frénésie ?). Les larmes derrière son sourire chaque jour qu’il animerait Motus, la détresse dans son cœur de présentateur, seul le public averti les pourrait déceler désormais. Je vous conte cette histoire pour vous souvenir du jour où notre Thierry tira la boule la plus noire de son existence. JULIEN LEPERS, tel est son nom.


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@Phapping

JULIEN LEPERS : ORIGINS

A peine eus-je franchi les portes qu’elles se refermèrent derrière moi. Ces gens ne plaisantaient pas avec la sécurité. La pièce était presque vide. Tout juste deux petites chaises arrondies, style dépassé, années 60 – mais jamais les années 60 n’auraient voulu d’un mobilier en métal gris, percé de trous, inconfortable – et une table, carrée elle, pleine d’angle durs, de creux, fines incisions où étaient glissés de larges feuilles de papier jaune. Magazines, brochures sans doute. C’était une salle d’attente après tout et dans toute salle d’attente, celle d’un dentiste comme celle du lieu secret, occulte, où on m’avait convié, doit être placé de quoi distraire les visiteurs. Je m’apprêtais à examiner une des feuilles lorsque l’autre porte, plus lourde encore, s’ouvrit dans un claquement.

- Vous êtes venu. Bien, bien.

C’était un petit homme rondouillard, au front haut, aux yeux minuscules cerclés de lunettes rondes et noires. Le même homme que j’avais rencontré six jours plus tôt, qui était entré dans mon bureau sans se faire annoncer, qui m’avait donné rendez-vous ici, dans ce souterrain sombre et isolé de tout.

- Suivez-moi. Nous devons parler.

Je le suivis. Pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? Faire demi-tour maintenant n’aurait eu aucun sens. Je devais savoir.

- Je ne sais toujours pas pourquoi…

- Vous saurez, ne vous inquiétez pas. Vous saurez bientôt. Vous comprendrez.

Pour l’instant je ne comprenais rien, je marchais, bêtement, à travers des couloirs gris et noirs dont les murs, par endroits, étaient percés de larges ouvertures vitrées qui donnaient sur des pièces plus grises et plus noires encore. De certaines de ces pièces sortaient des voix, peut-être des cris, peut-être pire, peut-être me faisais-je simplement des idées. J’avais peur. Que cachait cette porte, encore une porte, porte qui s’ouvrait, porte qui…

La lumière.

La lumière qui m’avalait tandis je pénétrais dans la pièce, que je suivais mon étrange hôte jusqu’au centre d’une étroite plateforme métallique.

La lumière jaune, aveuglante, qui émanait de l’immense cylindre au centre duquel je me trouvais.

Depuis le fond de ce puits – car ce puits devait avoir un fond, même si je ne pouvais le discerner – jusqu’au plafond – qui lui aussi, sans nul doute, existait –, les murs étaient tapissés de ce jaune horrible, brûlant, ce jaune que j’avais effleuré des doigts, dix minutes plus tôt, dans cette salle d’attente où on ne m’avait pas laissé le loisir d’attendre.

- Voyez, monsieur. Devant vous se trouve tout le savoir humain – et bien plus encore !

Oui, je voyais. Je voyais, maintenant que mes yeux s’étaient accoutumés à la lumière irréelle dont je sentais, sur sa peau, la mystérieuse chaleur. Ces murs n’étaient pas jaunes, pas peints de jaune, ces murs étaient, comme la table de l’autre pièce, percés de minuscules entailles où avaient été soigneusement glissées des millions, des milliards, de petites fiches couleur d’or.

Je m’approchai du seul mur que mes mains pouvaient atteindre depuis la plateforme où je me trouvais et saisis une fiche.

"Question : comment appelle-t-on la préparation à base de boyaux de porc remplis de sang ?Réponse : le boudin"

- Alors monsieur, qu’en pensez-vous ?

- Tout… Tout le…

- Tout est ici, oui. Tout ce que l’homme a su, sait ou saura est enregistré ici, quelque part, sur une de ces petites fiches ! Combien d’efforts, d’argent, de vies cela nous a coûté, croyez-moi, mieux vaut que vous l’ignoriez. Mais cela est et c’est le principal, convenez-en.

- Pourquoi… Pourquoi me le montrer à moi ?

- Ha ! Vous êtes impayable ! Je n’ai jamais tenu à vous montrer cela. Je n’ai même jamais voulu bâtir cela. Tout ça n’est qu’un moyen, une étape. Étape importante, certes, mais étape seulement de mon grand projet. Venez, vous allez comprendre.

Je suivis à nouveau le petit homme qui s’enfonçait dans les couloirs, loin de la douce lumière de cette pièce où étaient inscrits sur des cartons jonquille tous les secrets de l’univers. Je le suivis loin, très loin dans les couloirs gris et sinueux, jusqu’à ce qu’il s’arrête une fois encore, cette fois devant une vitre, une grande vitre qui donnait sur une pièce obscure dans laquelle, j’en étais sûr à présent, quelque chose grognait. D’une pression rapide sur un gros interrupteur rouge, le petit homme alluma la lumière.

- Le voici.

Nu comme un ver, les cheveux frisés, un homme, quelque chose qui ressemblait à un homme, rampait sur le sol d’une cellule infâme, au sol couvert de déjections et de fiches jaunes, sales et cornées.

- DEBOUT ! DEBOUT !

Lentement, la créature se dressa sur ses pattes arrières. Elle avait tout d’humain, sauf les yeux. Derrière son regard bleu acier brillait, invisible et pourtant là, le même jaune brûlant que dans la pièce cylindrique. Le jaune de l’omniscience.

- Qu’est-ce que… Qu’est-ce que vous lui avait fait ?

- Je ne lui ai rien fait. Je lui ai tout donné. Oubliez la pièce, oubliez les fiches. L’homme que vous voyez là est mon véritable projet. Toute la connaissance que vous avez entrevue, les yeux plissés, faible, impuissant, lui l’a dévorée en une bouchée, comme un loup affamé se jette sur un lapin. Cet homme sait tout.

- C’est impossible. Personne n’a assez de mémoire pour…

- Oh, il m’a fallu bien des tentatives. Bien des cobayes. Les pauvres, les pauvres… Mais lui était différent. Lui a survécu. Un musicien (pianiste, je crois), ceux-là ont l’esprit vif. Intelligent, curieux. Il y eut bien sûr quelques effets secondaires mais…

La créature se mit à baver et se jeta contre la vitre. Elle hurlait. C’EST OUI ! C’EST OUI ! MER-VE-ILLEUX ! OLALALALALALALA !!!! ET C’EST GA-GNÉ !

Au nom du ciel, au nom de la morale, au nom de la plus simple, de la plus humaine compassion, cette chose devait être abattue. Elle souffrait trop pour qu’on la laisse vivre ne fût-ce qu’une seconde de plus. L’état de confusion du monstre  empirait sous nos yeux. Cette connaissance sans limite que contenait son pauvre cerveau le dévorait de l’intérieur. Entre ce qu’il savait – tout - et ce qu’il était – rien – , la frontière devenait de plus en plus poreuse. J E SUIS, JE SUIS… HENRI IV ! JE SUIS, JE SUIS… UNE ENDIVE ! JE SUIS, JE SUIS… LE FORMICA !

C’en était trop. Cette fois il me fallait une réponse.

- Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi me montrez-vous ça ?

- Je sais tout de vous, monsieur. Votre nom aussi figure sur l’une de mes fiches. On ne peut rien me cacher.

- Je ne comprends pas. Je n’ai jamais voulu…

- Cela ? Non. Mais vous avez voulu un jeu révolutionnaire. Le genre de jeu qui marque les esprits, qui reste à l’antenne pendant trois décennies. Le genre de jeu qui peut sauver les audiences. Les audiences ne sont pas bonnes, hein ? Avouez. Vous avez besoin de lui.

Devant moi convulsait l’homoncule dément qui jetait ses fiches dans tous les sens, sautait sur place. C’EST MAGNIFIQUE! CA C’EST BEAU !

Je devais me rendre à l’évidence.

- Quand pouvez-vous le faire emmener dans mes studios ?

- Je savais que je pourrais compter sur vous, monsieur René Han.

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@AkaAgar

Trop jeune pour le bonheure???

De retour de vacances je sorta de chez moi dans la rue. Là je vis un gars trop mignon qui marchait vers moi j’étais habiller avec mon slim mais j’avais de la mouille d’oeil sur mon tshirt parce que je m’étais tapé le genou sur une barrière et j’avais du sang. Le gars trop mignon s’approcha et toucha mon genou en faisant un baiser et il me disa :

Le gars trop mignon : tu es joli

Moi : merci toi aussi

Le gars trop mignon : je voudrais t’embrassé t’as un copain ?

Moi : j’ai largué mon mec ya pas lontemps il m’a tromper

Le gars trop mignon : merde.. je t’est jamais vu ici tu ais nouveau ?

Moi : mes parents ont déménager il y a une semaine je connait personne

Le gars trop mignon : je vait te guérir si tu veu bien

Alors on s’assit et quand il me guérit je sentis son pénis qui fit une bosse sur son jean alors je lui demanda si je pouvais le toucher et il me disa « c’est oui !!!!! » alors je toucha son pénis en tremblant car la tension était forte. Là il débraguetta mon pantalon taché avec le sang et il tendit la main avec ses doigts bien écarté et il me dit « je vais te mettre les quatre à la suite !!!!! » et là il me doigta fort les feses j’avais un peu mal mais il était doux. Il me disa des mots tendres. Après il me disa aussi qu’il alla me faire autre chose. Et je lui disa « Ah oui quoi ? » et il me réponda « Un indice chez vous !! » et là je compris pas ce qu’il me dis alors je lui dit que je comprend pas et il me réponda :

Le gars trop mignon : excuse moi c’est parce que je suit l’animateur connue julien lepers !!!!!

Moi : qui sa ??!!!

Mais il étais trop beaux alors je m’en fouta de qui il étais je sentit que son amour était fors et brulant !!! J’oublia mon mec et je fus d’amour pour lui j’étais à fond sérieu !!! Et je lui demande si je pouvai lui prendre la main pour etre romentique et il me disa « Tu laisses la main ? » et je dit oui pour qu’il put la prendre et il voulu prendre la mienne et j’ai eut des frissons et lui aussi il a dis « oui oui oui oui !!! »

Je sortait avec Julien Lepers depuis deux mois et j’était sur facebook je lui envoyer un message pour lui demandé si il voulais faire l’amour j’avait envie alors il arriva vite. Je le faisa chavirer sous moi et descendas jusqu’à son sexe bien durci !! J’exerçait quelques pressions et des vagues de plaisir venait le titiller. Il se cambra parfois en disan mon prénom. Il malaxat mon cul et se remis sur moi et il jouissa for dedan on avait l’orgasme c’était bon il éjacula sur mon visage c’étais oui !!!! (il le disais tous le tant maintenant quand il jouissais !!!!)

A chaque fois c’étais bon quand on faisa l’amour il me disais « sa c’est beau !!!! » et sa = moi en fait c’était mon petit surnom trop minion et aussi « ah oui !!! bien joué !!! » quand on faisa du football et qu’on transpira fort après on faisai tout le temps l’amour je senti son plaisir monter « holalalala !!!! » il avais une petite goute qui coula de son sexe qui banda « c’est du délire total !!!!!! » il me caressat les couilles qui était ferme aussi !!!!! après il me fit une levrette et on eus un orgasme très bon et on avais plus de souffle c’étais comme si on nagea dans la mer noir !!!

Il étais trop beaux on s’est allonger dans l’herbe fraiche et il me disa après l’amour :

Julien Lepers : mais je t’es jamais demander ton nom !!!

Moi : c’est vrai je suis mistérieux

Julien Lepers : mais qui est tu ???!!!

Moi : je suis thierry beccaro !!!

A SUIVRE

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@valtudinaire